Un employé pas comme les autres
(
La Vie d'un ange de la mort )





 

Titre :  Un employé pas comme les autres
Auteur : Val_rafale
Chapitre : 29
Genre :
Yaoï / Policier / Intrigue
Couple :  Euh ... SURPRISE !!
Disclamer :  
Histoire originale qui j'espère vous plaira...  


Prélude pour un Ange de la Mort
 

C’était une soirée comme les autres pour la capitale de la France, Paris. Comme tous les jours, la population affluait de toute part, s’engageant dans les rues de la ville ou sur les axes extérieurs, envahissant chaque mètre carré, dans le but d’arriver au plus vite à leur domicile. Comme tous les soirs, de nombreux embouteillages étaient signalés un peu partout dont les causes étaient multiples et variées. Cela pouvait aller d’une simple panne à un accident dont la gravité était déterminée par les secours. Quoi qu’il en fût, c’était toujours le même cinéma qui se répétait chaque après-midi de chaque journée. Même les transports en commun n’échappaient pas à cette invasion. Surtout pas le métro dont les rames étaient pleines à craquer.

Parmis toutes ces personnes s’activant, se trouvait Adam qui, contrairement à tous, avançait d’un pas calme. Une mallette à la main, vêtu d’un élégant costume gris foncé, les cheveux soigneusement coiffé, il ressemblait à un homme d’affaire comme les autres qui cherchait à rentrer chez lui en se frayant un chemin parmi la population. Cependant, la direction qu’il prenait, était opposée aux autres. Alors que beaucoup sortait des imposants immeubles de bureau de La Défense, lui se dirigeait vers l’un d’eux en particulier. Une belle enseigne indiquait que c’était dans cet immeuble que demeurait le siège social français d’un important groupe, distributeur de produits pharmaceutique.

Pénétrant à l’intérieur, Adam passa devant l’accueil, saluant le personnel avant de se diriger vers l’ascenseur. Il appela ce dernier et attendit patiemment qu’il arrive. Lorsque les portes s’ouvrirent, il laissa le personnel sortir puis s’engouffra dedans, appuyant sur le bouton du dernier étage. Arrivée à destination, il longea un long couloir pour arriver finalement devant une porte qu’il franchit sans prendre la peine de frapper.

A l’intérieur, se trouvait deux autres hommes. L’un d’eux, aussi dans fauteuil en cuir, était typé espagnol, au teint très mat, aux cheveux mi-longs couleur café. Il avait un physique assez commun au premier abord, ni trop grand, ni trop petit, assez fin mais pas trop non plus. Cependant, sa façon de pencher délicatement la tête en arrière, ses yeux mi clos qui empêchaient de voir leur couleur, ses lèvres entrouvertes ainsi que la lumière du soleil déclinant derrière les fenêtres, le rendait des plus attirants, séduisants. Tout le mystère qui semblait l’entourer, ne faisait qu’accroitre ce sentiment. L’autre homme, debout, dos appuyé contre un mur, ne permettait pas de définir son origine. Sa peau n’était ni trop blanche ni trop mât. Ses cheveux avaient la couleur des blés permettant juste d’affirmer qu’il venait d’un pays du nord. Quand à ses yeux, il possédait une couleur inhabituelle pour un homme. Ils ressemblaient à ceux d’un loup, nuance d’ambre et de doré. Physiquement parlant, il était un peu plus grand qu’Adam et son physique ne cachait rien de son penchant pour le sport. Les vêtements moulants ne faisaient que plus ressortir sa musculature.



- Tu es en retard Adam. » fit ce dernier avec un regard rempli de reproche.

- Je sais Adrian. Mais tu connais les rues de Paris à cette heure-ci.

- C’est vrai.



S’avançant dans la pièce, Adam posa sa mallette sur la table tout en sortant un petit flacon de la poche de son pantalon. Il s’approcha de son compagnon aux yeux mis clos et se pencha sur lui, tout en défaisant le bouchon de ce qu’il tenait à la main.



- Alesso… Ouvre les yeux… je vais te mettre tes gouttes…*



L’interpellé obéit sas discuter, souriant toujours. Il ouvrit doucement les yeux, découvrant un regard blanc, sans pupilles, typique de celui d’un aveugle. Lentement, Adam déposa quelques gouttes dans chaque œil avant de ranger le flacon. Puis, il s’écarta pour s’asseoir de sorte à voir les deux hommes. Il croisa les jambes tout en allumant une cigarette.



- Très bien… Je vous écoute. Donnez-moi des nouvelles.

- Comme Alesso l’a vu dans ses visions, notre Ange s’en est parfaitement bien sorti.

- Je n’en doutais pas un seul instant. Il a été formé par le meilleur des tueurs.

- Certes… Mais en ce qui concernait tes doutes ou tes inquiétudes, rien ne semble vraiment fondé. Il continue son travail et nous envoie régulièrement son rapport sur la situation. Tu ne devrais pas mettre en doute son intégrité vis-à-vis de nous.



Adam ne répondit pas, tirant simplement sur sa cigarette, plongé dans ses pensées. Il ne mettait pas en doute la loyauté de Seishi. Il savait qu’il était un homme capable de mourir pour servir la cause qu’il avait choisi. C’était bien là le problème… Contrairement à ses deux amis et collègues, il n’était pas certain que le chemin choisi par leur Ange, soit le même que le leur… Il connaissait suffisamment le jeune homme pour savoir que s’il venait à s’attacher à Shinohara, alors il les perdrait définitivement, tous les deux. Seishi préférerait tuer cet homme plutôt que de laisser le groupe s’emparer de lui.



- Ai confiance en lui… » murmura Alesso, le ramenant à la réalité. « L’Ange de la Mort ne peut pas se retourner contre son maître… De plus… Rien dans mes visions ne l’indique. »

- Il a raison… Tu devrais te concentrer sur les autres missions que nous avons en cours plutôt que de te soucier de cela. Si Alesso venait à avoir un doute, tu sais très bien qu’il nous en ferait part. Ainsi nous pourrions intervenir afin de changer le court des évènements.

- Hm… Possible…



Alesso se leva de son fauteuil et se dirigea vers Adam, une main posée sur la table afin de se guider. Il s’arrêta à quelques pas de lui puis caressa la joue du brun du bout des doigts tout en se penchant vers lui, plongeant son regard d’aveugle dans le sien.



- Tout ne fait que commencer Adam… Ce n’est que le début… Je n’ai pas une vision lointaine de l’avenir mais ce que je vois, suffit à me rassurer.

- C’est vrai… Tu as raison, tout peux évoluer… Ce n’est que le commencement.



Le silence s’installa entre les trois hommes qui portèrent leur attention vers le soleil couchant. Un fin sourire étira les lèvres d’Adam. Il devait avoir confiance en Seishi et ses choix. Peu importait quel serait ces derniers… Quoi qu’il puisse arriver, il savait que de toute façon, le groupe obtiendrait ce qu’il désire. Personne ne pourrait arrêter la machine qui venait de se mettre en marche.

Cette histoire n’était qu’un simple prélude dont la fin était déjà écrite…

Fin.